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BRUGUIERES D'HIER
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Bruguières, dès le XIIème siècle, était convoitée par les seigneurs locaux voire régionaux. En 1237, Guillaume de Bruguières fut maître du Temple dans la baillie de Toulouse. A partir du XVIème siècle, ce sont les barons de Blagnac, Nicolas, Henri puis Pierre Accuse qui furent tous trois seigneurs de Bruguières. Ce dernier éleva notre cité au rang de baronnie. La population à cette époque-là, essentiellement composée de paysans - la partie méridionale de la commune étant d'une fertilité exceptionnelle grâce aux alluvions argilosableuses déposées par les crues de l'Hers - approchait la centaine d'âmes. Ces dernières dépendaient du point de vue religieux de l'Abbaye de Moissac. La chronique manuscrite de l'abbé Aymeric de Peyrat, rédigée en 1370, fait état d'une ancienne tradition qui attribue à l'Abbaye des domaines qu'elle avait depuis longtemps perdus, s'étendant de la ville de Moissac à la rivière de l'Hers jusqu'à près de 3 lieues de Toulouse.
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C'est en 1511 qu'eut lieu la reconstruction de l'église actuelle sur les ruines d'un édifice érigé au XI siècle pour la somme de 160 écus de 20 sols chacun. Elle avait pour titulaire Saint Martin et pour patron secondaire Saint-Eutrope, premier évêque de Saintes. Son édification fut terminée en 1538, son recteur était Jean Coste. Toutefois la consécration solennelle n'eut lieu seulement que le 20 mai 1550 par Benoit de la Roue (Bénédictus de Rota), évêque de Chartres. Elle cessa de fait d'appartenir à l'Abbaye de Moissac pour dépendre de l'Abbaye de Saint-Sernin de Toulouse qui percevait d'elle une redevance annuelle de 2 sols toulousains. |
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Par ailleurs, il existait un oratoire au Nord-Est du village qui fut détruit à l'époque albigeoise par les protestants et reconstruit à la fin du XlIle siècle. Avec l'approbation de l'archevêque et des seigneurs de Saint-Jory, alors seigneurs de Bruguières, eut lieu l'installation des dominicains du couvent de Toulouse à côté de l'oratoire. Cette chapelle était dédiée à Notre-Dame-des Grâces et dépendait de la cure. Quelques temps plus tard, Jean de Rudelle, chanoine de l'église Saint-Etienne de Toulouse fit testament de 30.000 livres en faveur de l'entretien de 12 religieux tenus de résider dans ce monastère nouvellement créé. |
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